Renaissance et le RN rejettent les avancées pour la prise en charge des élèves en situation de handicap hors de France

Yan Chantrel - Renaissance et le RN rejettent les avancées pour la prise en charge des élèves en situation de handicap hors de France

Les députés examinaient ce lundi 11 mai 2026 la proposition de loi visant à renforcer le parcours inclusif des élèves en situation de handicap.

Lors de l’examen de ce texte au Sénat, en mai 2025, j’avais obtenu l’adoption de dispositions concrètes afin d’améliorer et d’accélérer la prise en charge des élèves français en situation de handicap dans notre réseau d’enseignement à l’étranger.

L’objectif était clair : mettre fin au véritable parcours du combattant que subissent aujourd’hui de nombreuses familles françaises établies hors de France pour obtenir la prise en charge financière des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).

Actuellement, ces familles doivent engager des démarches administratives longues et inadaptées, en passant par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) en France, avec souvent des avances de frais très importantes et des délais de traitement dépassant parfois douze mois. Trop d’enfants et de familles restent ainsi sans solution.

Pour répondre concrètement à cette situation, j’avais fait adopter par le Sénat la création, auprès de chaque poste diplomatique ou consulaire, d’une commission locale d’évaluation des besoins des enfants français en situation de handicap à l’étranger. Cette mesure devait permettre d’établir une équivalence avec les décisions des MDPH et ainsi ouvrir plus rapidement les mêmes droits à l’accompagnement scolaire qu’en France.

Je regrette profondément que les députés Renaissance et du Rassemblement national aient choisi de rejeter ces avancées pourtant pragmatiques et attendues par les familles, pour les remplacer par la création d’un simple « référent handicap », dépourvu de réel pouvoir d’action et incapable de répondre efficacement aux difficultés rencontrées par nos compatriotes établis hors de France.

Les familles françaises de l’étranger méritent mieux que des dispositifs symboliques : elles ont besoin de solutions concrètes, efficaces et applicables.

Je continuerai à me battre pour que l’école inclusive devienne enfin une réalité pour tous les Français établis hors de France.

Retrouvez le détail du vote des députés et des groupes politiques sur les dispositions adoptées par le Sénat